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« Des Balsamiques comme des Grands Crus »

Balsamique vient du Grec « Balsamon », et qui signifie « qui a la propriété d’un baume ».

Contrairement au vinaigre, le Balsamique ne provient pas d’un liquide qui a subi une fermentation alcoolique (vin, cidre, bière, hydromel…)  mais d’un jus de raisin, cuit à feu ouvert de façon à lui faire évaporer son eau et concentrer ses sucres. Il est ici vieilli traditionnellement, en fûts de bois et de taille différents, « comme des Grands Crus »

L'élaboration

« Le temps long du vieillissement traditionnel »
  • Chaque Balsamique subit un vieillissement particulier
  • Le choix des bois et la taille des fûts sont spécifiques : l’acacia, le châtaignier, le cerisier, le mûrier, le genévrier et bien sûr le chêne composent les batteries de vieillissement.
  • La couleur, la complexité aromatique et la texture proviennent uniquement de la lente évolution du Balsamique dans les « batteries », au fil des années.
  • Les Balsamiques sont évidemment élaborés sans caramel, sans épaississant, sans arôme ajouté et sans colorant
  • La production est intégralement réalisée à Izeron

Les batteries

On appelle « batterie » une série de fûts, de taille et de bois différents, dans laquelle le Balsamique va passer un temps le plus long possible, en fonction du style que l’on désire lui donner.

Les plus gros fûts font 60 litres, les petits derniers seulement 5 litres…

Une année de vieillissement donnera une belle acidité, idéale pour une cuisine « à la française » : vinaigrette, déglaçages… Puis, au bout de 5 à 10 ans, on obtiendra une texture plus sirupeuse ; on aura plutôt alors un condiment, pour une cuisine « à l’italienne ».

Les anges sont d’insatiables gourmands. Aussi, convient-il de combler régulièrement le vide laissé par leur appétit constant. En effet, les batteries étant placées sous les toits, la chaleur de l’été favorise l’évaporation qu’il faut alors compenser.

Le plus petit des tonneaux est alors rempli par son voisin, plus grand, et ainsi de suite jusqu’au plus gros. C’est celui-ci qui recevra le moût nouveau, issu de la nouvelle vendange.

Cette étape, qui donne au Balsamique cette complexité, cette densité et cette couleur si atypique est délicate et surtout longue, mais bon… on a déjà attendu tellement de temps, qu’importe un jour de plus !

Comme pour le Vinaigre Balsamique Traditionnel de Modène, durant des années, les tonneaux vont imprégner, parfumer, enrichir et aromatiser le Balsamique d’Izeron.

La particularité de tous ces fûts est d’avoir une « bonde » carrée (recouverte d’un linge pour éviter toute intrusion indésirable) facilitant l’observation et permettant le soutirage, à l’aide d’une petite louche ou d’une pipette.

Les plus gros des fûts servent à la fermentation, les intermédiaires à la maturation et les plus petits au vieillissement, à l’affinage.

Tout comme la taille des fûts, l’essence des bois est primordiale pour donner au Balsamique toute sa complexité.

Le cerisier, bois tendre et couleur de miel adoucit, sucre et transmet un délicat parfum de fruits.

Le châtaignier, bois mi-dur et très tannique, favorise l’acétification et donne de la couleur au Balsamique.

L’acacia est dur et de couleur jaune-ambrée. Il délivre des arômes puissants, légèrement fumés et résinés.

Le genévrier, bois magique par son intensité, donne des notes de bois de cèdre, de « cave à cigares »

Le chêne américain, arbre à croissance rapide, développe des arômes vanillés et toastés

Le chêne français, « prince des bois » arrondit, patine et fait se fondre l’ensemble

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